02 février 2009

Singapour, Republique de Singapour

Photos ajoutees !

Singapour ne craint pas le paradoxe en s'affichant, étymologiquement en tout cas, comme la ville du lion. C'est que des lions il y en a jamais eu dans la région : en fait, les seuls predateurs qu'on croiserait ici sont dans le zoo, ou à la rigueur aux affaires en haut de buildings vertigineux. On est venu ici un peu pour saluer des collègues locataires d'un bureau anonyme et réduit dans l'une des tours qui nous bouchent les horizons, pour solder un peu aussi les compte avec la Malaisie - l'ile de singapour située en bout de la peninsule a appartenue un temps a la fédération, mais surtout en fait pour redonner un coup de neuf a nos visa indonesiens (sortir et revenir pour obtenir 30 jours de rab'). Mis bout à bout, cela fait dans les quarantes huit heures à passer dans la petite mégapole des centres commerciaux, du fret maritime tournant 24 x 24 grace aux petites mains indiennes et malaises et aux cerveaux des chinois et des expatriés pour ce qui est des activites sérieuses, c'est à dire lucratives. Car c'est une évidence qui vous tombe dessus tres vite ; il y a une ségrégation ethnique tres nette. La majorité chinoise tenant hereditairement le pouvoir politique et gérant l'essentiel des businesses, pas etonnant qu'ils n'aient pas tenus plus d'un an dans la Malaisie musulmane.

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Pour revenir un peu à nous, dans cette petite mégapole surdéveloppée, on se trouve finalement plus démuni que disons lors de notre arrivée a New Delhi. Se trouver un hotel a moins de 30 euros la nuit prend des heures, se nourrir ça va, contrairement au transport finalement plutot cher. On marche ainsi autant que possible, et on réduit la voilure au niveau des activités en se concentrant sur l'ile-loisir de Santosa, une erreur tactique avec le recul. Se ballader, ça reste encore gratuit. Alors, de ce qu'on en voit, Singapour c'est une ville en équilibre ; c'est à dire qui fait ses ajustements avec un sens étudié de l'harmonie (les adeptes du Feng Shui veillent au grain, sans doute) afin de réspecter la part de grattes-ciels, de parcs, des résidences aérées (ce qui est un leurre puisque 80% de la population se loge en vertical dans des logement sociaux), de quartiers pittoresques enfin (ceux des minorités ainsi que le chinatown). Il faut bien admettre qu'ils s'en sortent pas mal. La seule sacrifiée c'est  l'Histoire, dont les traces sont nettoyées, rendues méconnaissables pour qui n'est pas du coin. En même temps, c'est une ville plutot jeune ; les dégats sont acceptables. Et puis ne pas trop s'encombrer du passé leur laisse finalement la liberte de se défouler dans les rues ; des buildings aux architectures étonnantes, de peupler les squares et les campus universitaires d'oeuvres contemporaines, ou en tout cas qui l'ont surement été à leur époque.

On se promenait dans la ville comme des taupes ; usage dans un premier temps à outrance des métros avant de se rendre compte que les distances entre deux stations ne sont pas si terribles et que, somme toute, Singapour est une ville tres haute, d'accord, mais finalement pas très étendue. C'est en tout cas sous ses pavés  et plus précisément en attendant notre rame qu'on prend connaissance avec l'essence de cette bonne cité ; la sureté et sa panoplie complémentaire : sécurité, surveillance, delation. Les mises en garde presques intrusives commencent à l'hotel ou il est precisé en très gras que la direction vous livrera à la police si vous êtes pris a télécharger des fichiers musicaux depuis les ordinateurs mis à votre disposition. D'autres avertissement du même acabit tapissent les boutiques et s'adressent a ceux qui seraient tentés de partir sans payer (c'est deja plus classique mais tourné en des termes pas vraiment commerciaux !). Nous on s'en tire avec un avertissement ; notre crime, sans ces temps de crises qui raniment chez chacun un élan de solidarité et de compassion, nous aurait coute 500 dollars. C'est en effet le tarif pour ceux attrappé à boire de l'eau dans leur métro. On ne vend pas à Singapour de chewing Gum pour des raisons d'hygiene public évidentes (les macher en revanche, c'est toléré) pas plus qu'on ne fait grêve, c'est illegal. On est definitivement pas ici dans la ville de la transgression ; on doit s'y ennuyer, c'est certain.

Posté par erwanretiere à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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